Ecrire sur les côtes
C’est d’abord dire le plaisir que je ressens à courir à Pouzauges, au milieu de
gens que nous connaissons et qui nous connaissent. Recevoir à cette occasion chez nous les amis coureurs que nous côtoyons ailleurs, est aussi quelque chose de très agréable.
Ayant eu, avec d’autres, un jour
l’idée d’utiliser le site de la ville et de son bois c’est une réelle joie de refaire à chaque édition ce parcours. Et je dirais que la difficulté en rajoute un peu. J’en appréhende chaque bout de rue, et cela me permet d’anticiper sur les moments où je vais être bien (après le bois de la Folie), les moments où les gens nous
porteront (le centre-ville, la rue du Calvaire) les moments plus difficiles (tous les faux plats ou vraies côtes) et puis les moments ludiques, comme la descente de l’allée des Sapins, où le
plaisir de la descente se conjugue avec l’attention permanente de poser le pied au bon endroit .
Ne participant pas à l’organisation sur l’année, je peux témoigner que dans le
préparation des derniers jours l’esprit collectif qui nous anime, au club, se fait ressentir. Je nous ai vu travailler à cette préparation, certains de façon acharnée, d’autres de façon plus
dilettante. J’ai constaté l’efficacité et la rigueur de Claude, la disponibilité de Jean-Marie, Gillou, Véronique et beaucoup d’autres. Les conjoints se sont aussi mis à la tâche, et tout cela
dans la joie et la bonne humeur
J’ai aussi vu notre président et son chapeau de paille, regardant la course
dans le bois de la Folie.
En regardant les photos et le rictus qui traduit l’effort sur beaucoup de
visages, on se dit que cela n’est pas vain d’organiser une telle course. L’effort prodigué est source de joie indéniablement, et nous le savons bien, qui courons pour ce bonheur-là, sentir la
limite. Le beau temps en rajoutait, que ce soit dans le bonheur de courir mais aussi dans la souffrance. Et en parlant de soleil, la mésaventure de Yannick qui a terminé sa journée à l’hôpital
après sa chute dans la rue des Remparts, ne doit pas nous faire oublier que courir 1 heure à 1H 30 dans ces conditions de chaleur et de dureté, même si on l’a déjà fait, que s’hydrater est
indispensable avant et pendant une course. Chacun doit s’en souvenir, la déshydratation peut survenir très vite
Le bouquet de la journée, a été cette table dans la rue après la course, ces
gens qui restent, boivent, échangent, cassent la croûte, cela fait de la vie et on redemande, avec le soleil. La rue, la ville étaient aux habitants, image formidable à renouveler (le soleil là
aussi a rendu un fier service)
Longue vie donc, aux côtes pouzaugeaises, je dirais néanmoins 2 choses :
-
d’abord un vieux dada, il faudrait supprimer les primes, cela n’ajoute rien à la beauté de la course, et
les gens viendraient quand même courir, et ….
-
Et ensuite il est indispensable que tout arrivant ait la même récompense. Terminer les côtes à quelque
place que ce soit est méritoire, alors ne tombons pas dans l’esprit de compétition mais dans la récompense à l’effort et au spectacle que les coureurs donnent au public
Une glacière pour tous les coureurs
Christian BONNAUD
le mardi 23 juin 2009
Déposé par Nadia J
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